De Corse, le TFC ramène trois points inespérés et se relance

Publié le 18 October 2020 à 10:30 par Samuel Cadène

Ils ont poussé un grand ouf de soulagement. Lorsque monsieur Mokthari a sifflé la fin de la rencontre, on se serait cru revenu à Angers il y a quatre ans, c'est dire. Car oui, dans un match compliqué sur la pelouse du stade François-Coty d'Ajaccio, le TFC a réalisé le hold-up parfait. Emmenés par sa recrue, le Néerlandais Stijn Spierings, auteur d'un excellent match et buteur sur penalty (on avait presque oublié que c'était possible), les Violets ont gagné un match piège, le premier à l'extérieur depuis janvier 2019 à Nîmes.

Car tout avait pourtant mal débuté. Une fois n'est pas coutume, le TFC a joué à 10 pendant 88 minutes... Visiblement, personne n'avait prévenu Janis Antiste que la Corse n'appliquait pas encore le couvre-feu, et l'attaquant a préféré retourner aux vestiaires après avoir découpé son adversaire dans un geste plus maladroit qu'intentionnel, à 60 mètres de ses cages. Une erreur de jeunesse qui n'a pourtant pas perturbé les hommes de Patrice Garande, venus avant tout pour bien défendre et jouer les contres. Cela fait cependant trois fois que le TFC se retrouve à 10 après les expulsions d’Amine Adli à Clermont, de Bafodé Diakité contre Troyes, et hier soir. Une bien fâcheuse habitude qu'il serait temps de perdre si l'on veut espérer monter.

Sinon, dans le jeu, on ne va pas se mentir, on s'est ennuyé ferme. La première mi-temps fut soporifique, alors que la seconde fut marquée par les coups de sifflet à répétition, dont celui qui annonça le penalty obtenu par l'entrant Koulouris sur l'un de ses premiers ballons. Le Grec est bousculé dans la surface à la 85e minute, mais ne se fait pas justice lui-même. Il laissa ce plaisir à Stijn Spierings, qui s'en alla nettoyer la lucarne gauche du portier de l'ACA. Avant ça, en 85 minute, le TFC n'avait cadré qu'un seul tir, très lointain et sans grand danger, signé Bayo. Qu'à cela ne tienne, l'essentiel est là.

Autrement, notons que dans l'ensemble on aura vu un Brecht Dejaegere très mal inspiré sur coup de pied arrêtés, un Bayo sorti sur blessure, et une défense qui aurait pu à plusieurs reprises encaisser un but (toujours sur ces maudits corners). L'homme du match est donc natif des Pays-Bas, et son coach, est dithyrambique à son sujet : "Je l’ai trouvé énorme. À chaque fois qu’il touche le ballon, il se passe quelque chose. Il rend tous les ballons propres. Il a très très vite intégré nos principes de jeu, il s’est tout de suite senti bien dans le groupe. Quand on voit un match comme ça, on dirait qu’il est là depuis longtemps. Je ne vais pas dire que je suis surpris, car on savait que c’était un très très bon joueur, mais la façon dont il s’est fondu dans le collectif et la personnalité qu’il dégage sur le terrain, c’est un garçon qui va nous apporter beaucoup."

La semaine prochaine, le TFC recevra dans un Stadium vide Rodez (qui vient de perdre chez lui) pour enchaîner rapidement et découvrir la première partie du classement. Une chose est sûre, avec cet état d'esprit-là, ils en sont largement capables.

Nos derniers articles