Casanova : "La fin du 3-5-2 ? Non..."

Publié le 05 décembre 2014 à 11:15 par LesViolets

Outre la victoire à Nantes, l'information principale de la semaine a été la modification tactique puisque le TFC a évolué mardi en 4-4-2 (modulable en 4-2-3-1). Avant d'affronter Monaco ce vendredi, Alain Casanova s'explique. Interview.

Alain, est-ce la fin du 3-5-2 ?
Alain Casanova : "Non, il ne faut pas être catégorique. On travaille suffisamment pour pouvoir s'adapter à différents dispositifs. Je sais que plusieurs de mes défenseurs, Spajic, Grigore et Moubandje, évoluent dans une ligne de quatre avec leur sélection. Peu importe qu'on joue à quatre ou à trois derrière, on se doit de rechercher de l'efficacité et d'être solide défensivement."

Pourquoi avoir mis en place une défense à quatre ?
"Il y a eu une prise de conscience et encore plus de vigilance avec ce changement. J'ai souhaité fermer les couloirs et l'intérieur. On a senti que ça a sécurisé l'ensemble de l'équipe. En 3-5-2, j'ai trouvé que nos défenseurs centraux étaient déresponsabilisés. Souvent, on prenait des buts alors qu'on était en supériorité numérique ; nos trois défenseurs centraux ne savaient pas quoi faire face à un seul ou deux attaquants. Il faut également souligner l'état d'esprit de l'équipe, qui n'avait rien à voir avec celui montré contre Lorient."

Jusqu'à présent, vous nous aviez habitué à faire peu de changements. Là, en quelques semaines, vous avez modifié votre schéma et même votre gardien...
"Un changement de gardien, je l'avais déjà fait. Concernant les dispositifs, à l'époque où nous jouions en 4-1-4-1, il m'est souvent arrivé de faire évoluer mon équipe en 4-2-3-1 sans que personne ne s'en rende compte... J'ai même vu que certaines personnes ne s'étaient pas aperçues qu'on avait changé de système à Nantes. Ça prouve que les grandes lignes ressemblaient à un 3-5-2. Parfois, je sens qu'il faut que j'apporte des changements d'hommes et de positions pour apporter de la concentration et de la confiance. Aujourd'hui, je ne suis pas à une période de ma carrière sportive où je me dis que je peux effectuer des essais. Il y a une urgence de points, l'avenir d'un club qui nous est très cher à prendre en compte ! Tout ce qui importe, c'est le club et on fait tout dans son intérêt !"

Un mot sur les bonnes performances d'Ahamada ?
"Match après match, il confirme et montre de la confiance. Il dégage une impression de force et de puissance qui est intéressante. Il reprend ses automatismes. L'équipe gagne en confiance grâce à lui. Je vois une complicité qui se dégage entre notre gardien et le reste de l'équipe. Je compte sur Ali pour confirmer, être décisif, fort et costaud."

Aguilar va-t-il retrouver sa place et le brassard contre Monaco ?
"Oui ! Et, oui, je vais devoir faire des choix. Mais ce sera le troisième match en six jours et je vais surtout tenir compte de l'état de forme. Contre Nantes, Didot et Doumbia ont eu une grosse débauche d'énergie..."

Braithwaite à droite, est-ce une solution durable ?
"Martin reste un attaquant, mais il est capable de jouer sur un côté. En sélection danoise, il avait déjà évolué dans une telle position, plutôt à gauche d'ailleurs... Mardi, il a été satisfaisant. Mais c'était un match particulier : il fallait être rigoureux et bien défendre dans les couloirs, une des forces nantaises. Sa discipline a été remarquable sur ce point. Il est capable de rejouer à ce poste. J'ai trois attaquants de très haut niveau. Je me dois de les mettre en valeur."

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