Casanova : "Il faut qu'on se lâche beaucoup plus, qu'on se fasse violence"

Publié le 10 février 2019 à 17:54 par JB

Après TFC - Reims (1-1), retrouvez sur LesViolets.Com l’intégralité de la conférence de presse d’Alain Casanova.

Quelle est votre première réaction ?
Je ne suis pas satisfait de ce point et du scénario de notre match. Nous sommes à domicile, face à une équipe de notre calibre. Du début de match jusqu’à l’ouverture du score, nous avons manqué de détermination et de volonté de mettre à mal l’adversaire. Il y a eu de la fébrilité. Sur le but rémois, pfff… On commet une erreur et on encaisse ce but sur pratiquement leur seule occasion. C’est quand même incroyable qu’on ne défende pas mieux sur cette situation. Il faut se faire beaucoup plus violence.
Dans les 20 dernières minutes, une fois menés et avec trois changements, nous avons gommé tout ça. On a su lâcher les chevaux. J’aurais aimé qu’on soit aussi fort mentalement dès le début de match.

On sent de l'énervement chez vous...
Je suis agacé, car on sent qu’il y a du potentiel qu’on n’exprime pas totalement. Je crois énormément en cette équipe. Nous avons de la qualité. Mais depuis quelque temps, on ne se lâche pas assez. On ne doit pas avoir de regrets à la fin des matchs. On ne peut pas se contenter de bien jouer pendant 20 minutes en fin de match.

Le TFC n’a plus gagné au Stadium en Ligue 1 depuis le 25 août. Y pensez-vous ?
Bien sûr que ça pèse. Quand on a été joueur de foot, on sait ce que le groupe peut ressentir. Mais il faut mettre de côté tout ça, qu’on pense au club, aux supporters présents, et qu’on mette plus de détermination pour regagner au Stadium. Vous vous rendez compte que depuis le mois d’août, on ne se gâte pas, et on ne gâte pas non plus les gens qui viennent nous voir.

Comment expliquez-vous la faiblesse de votre équipe pendant une grande partie du match ?
Je peux comprendre qu’il y ait un peu de fébrilité avec notre situation et parce que ça fait longtemps que nous n’avons pas gagné à domicile. Mais il faut qu’on se lâche beaucoup plus. Une victoire nous ferait énormément de bien… On a 26 points, nous ne sommes pas dans la situation de Guingamp. Ça pourrait le devenir, mais ce n’est pas encore le cas. On a pu voir qu’à partir du moment où il n’y a plus rien à perdre et qu’on joue sans réflexion négative, sans penser à nos possibles erreurs, qu’on se lâche totalement, les joueurs retrouvent un niveau qui est conforme à ce qu’ils sont capables de faire.

Le Stadium a beaucoup sifflé l’équipe avec de nombreuses passes sur Reynet…
Notre public a envie de nous voir nous lâcher et jouer. Et parfois, les supporters ne comprennent pas que pour bien relancer, il faut repasser par notre gardien. Ça peut créer un peu de fébrilité. On a aussi quelques problèmes à régler dans la compréhension de nos systèmes avec Gen Shoji. Il n’était pas très bien placé en première mi-temps, et ça n’a pas aidé Bafodé Diakité. Et c’est pour ça qu’on a eu du mal à relancer.

Un mot sur votre coaching décisif avec la passe de Manu Garcia sur le but de Gradel ?
L’entrée de Yaya Sanogo nous a permis de jouer de façon plus verticale, d’être plus présents sur les deuxièmes ballons. Corentin Jean nous a apporté de l’électricité sur le côté droit. Manu Garcia a su utiliser sa clairvoyance et sa volonté de mettre le ballon dans leur dos.

Nos derniers articles