Casanova et le casse-tête de la concurrence en attaque

Publié le 30 septembre 2019 à 00:00 par Emmanuel Davila

Après deux matchs indigents offensivement, le Tèf a inscrit deux buts tardifs samedi soir, à Metz. Un service de Gradel pour l'entrant Saïd, puis un service de l'entrant Sanogo pour l'entrant Koulouris. Trois changements offensifs pour trois remplaçants tous impliqués dans les buts. Au-delà du poncif du "coaching gagnant" habituellement invoqué en de tels cas, on notera aussi la faiblesse des prestations de Leya Iseka et Dossevi, titularisés samedi. Contre Nîmes et Angers, alors qu'Alain Casanova avait préféré donner sa confiance à Koulouris, Saïd, et même Boisgard dans un rôle un peu plus reculé, ces trois-là avaient également déçu. En dépit d'une concurrence inédite en attaque, l'entraîneur toulousain ne semble donc avoir acquis aucune certitude en l'espace de huit journées de championnat - sinon celle que Gradel, fort de son brassard, sera relativement épargné par cette concurrence.

Restent donc, dans le 4-3-3 pour l'instant adopté, deux postes à pourvoir. Tandis que Dossevi et Saïd, dans deux styles différents, ne se sont pas départagés pour tenir le côté droit, la pointe de l'attaque semble plutôt dévolue à Koulouris, déjà auteur de 3 buts et une passe. Mais le Grec a aussi montré qu'en étant seul en pointe, sans n°10 pour le soutenir, ses prestations dépendaient largement de la bonne forme de l'équipe. Leya Iseka, plus en retrait dans le jeu et à la peine dos au but, tient difficilement ce rôle. Sanogo semble pour sa part partir avec beaucoup de retard, malgré sa belle entrée à Saint-Symphorien et son profil atypique de pivot.

DE BELLES CHOSES APERÇUES EN 4-4-2

Le retour de l'ancien Gunner dans la rotation semble toutefois ajouter un peu de consistance à l'hypothèse d'un 4-4-2. C'est d'ailleurs dans cette configuration que les Toulousains sont parvenus, samedi, à inscrire leurs deux buts. Leya Iseka, qui aime la profondeur, pourrait lui aussi s'épanouir dans une attaque à 2. Saïd, dans un profil comparable, pourrait faire valoir sa polyvalence, et Dossevi trouverait peut-être enfin preneur à ses centres. Le retour à venir de Corentin Jean, jamais avare d'efforts, et les bonnes prestations du Pitchoun Ngoumou depuis plusieurs mois permettraient de conserver un banc conséquent.

Face au début de saison très poussif de Sangaré, aux prestations encore incertaines de Vainqueur et à l'irrégularité de Makengo, un système comme le 4-3-3 actuel semble donner trop de responsabilités au milieu de terrain. Au-delà de la question du schéma demeure en tout cas celle de l'animation offensive. Outre quelques fulgurances permises par la qualité individuelle des joueurs, Alain Casanova n'a encore offert aucune réponse à ce qui est pour l'heure autant un problème qu'une solution; à savoir une attaque pléthorique. Avec 8 buts inscrits et 9 points pris en 8 matchs, le compte n'y est pas.

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