Bordeaux 4-2 TFC : J'étais pour vous dans le parcage

Publié le 17 mai 2018 à 10:15 par Arnaud GUIHENEUF

Un supporter a décidé de faire le déplacement samedi en Gironde. Voici son résumé.

Par Arnaud GUIHENEUF,

Il a été important pour moi d’écrire cet article, non pas pour parler encore de la piètre prestation de nos Violets, mais pour évoquer les conditions d’accueil des supporters aujourd’hui en France et le fond du problème de notre club de cœur.
Ma bande d’amis et moi-même avons longuement hésité à nous rendre en terre girondine, suite aux récents évènements qui ont bafoué le peuple toulousain…

15h30 : Ne pouvions rester les bras croisés devant notre TV le samedi soir. C’est pour cela que nous nous sommes rendus à Bordeaux sans signe distinctif (pour montrer que nous sommes en accord avec le boycott des différents groupes de supporters) en espérant un sursaut de nos Toulousains, sans grande conviction.

19h00 : Nous arrivons pour nous garer sur le parking visiteurs et là, la sécurité nous empêche de stationner au motif de l’arrivée prochaine des « bus toulousains ». Ceci démontre un manque d’information et de communication des autorités.

Par dépit, nous nous garons au Parc des Expositions. Nous rencontrons plusieurs maillots violets : des personnes qui venaient des alentours ou d’autres venues de la Ville Rose avec lesquels nous décidons de manger un morceau au fast food situé proche du Matmut Atlantique. Nous avons eu tous le même sentiment : pas à notre place et des regards insistants nous mettant mal à l’aise.

20h00 : Arrivés devant l’entrée du parcage visiteur.
Nous avons souhaité pénétrer dans le stade avec une pancarte « CASSEZ VOUS EN L2 », mais l’entrée nous a été refusée par la sécurité toulousaine sous prétexte que « ce n’est pas gentil » et « la Ligue ne va pas être contente ». La sécurité bordelaise a commencé à s’en mêler mais sans succès car nous voulions uniquement dialoguer avec notre propre sécurité. Finalement, la pancarte fut confisquée…

S’en suit une première fouille correcte effectuée par les CRS, suivie d’une deuxième particulièrement corsée à la limite de l’abusif faite par la sécurité bordelaise (je n’en suis pas à mon premier déplacement) : j’enlève ma parka, ma sacoche (avec des affaires qui tombent par terre), ma deuxième veste, je baisse mon jogging… Enfin, mes chaussures sont fouillées comme si je pouvais y avoir caché un éléphant. Tout ceci avec une température qui avoisinait les 10 degrés… Autant arrivé en caleçon la prochaine fois !!

20h20 : Arrivés dans le parcage où environ 100 toulousains sont déjà présents. Le plus drôle dans cette histoire est quand j’ai aperçu la SIR en haut du parcage en train de manger des pizzas… Est-ce un signe pour la saison prochaine ?
Revenir sur le match ne servirait à rien (…)

22h45 : Fin du match, deux joueurs sont venus me parler : Issa Diop et Christopher Jullien (le Canal Football Club a montré les images) et m’ont confié : « Tu ne sais pas ce qui se passe au club, mais sache que c’est très très grave… » avant de partir rejoindre les vestiaires.
Ceci résume bien l’état actuel de notre club et explique le déclin constaté depuis plusieurs années maintenant sans que cette situation n’engendre d’actions spécifiques de la part des dirigeants. Cette phrase m’a jeté un froid dans le dos. Elle m’a néanmoins conforté dans l’idée que le fond du problème vient « d’en haut ».

J’espère malgré tout que le Toulouse Football Club se maintiendra, mais surtout qu’il y ait un véritable électrochoc au sein du club.
Soutien à tous les groupes de supporters et notamment aux Indians Tolosa 1993 auquel j’appartiens et dont l’anniversaire arrive à grand pas.

Forza Viola !

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