Bordeaux 2-1 TFC : J'y étais pour vous

Publié le 19 février 2019 à 00:00 par Marco GHISLENI

Au cœur d’une saison ordinaire dans les oubliettes de la Ligue 1, les Toulousains du formidable stratège Alain Casanova se déplaçaient ce dimanche au Matmut Atlantique pour y défier les Girondins de Bordeaux. Ce sommet de l’ennui, auquel on attribue à défaut le terme de « derby », met en lumière deux clubs à la trajectoire similaire et inquiétante, où règne un immense déficit d’ambition sportive. Un match pour les courageux, donc, mais aussi pour des amoureux d’équipes qui ne le leur rendent pas tellement. Récit

Un temps printanier plane sur la Gironde en ce début d’après-midi tandis que les premiers spectateurs rentrent dans le magnifique nouveau stade. Niveau ambiance, le parcage violet est bien rempli tout comme le virage Nord qui accueille bon nombre de supporters toulousains. L’espoir est de mise surtout à la vue d’une composition qui paraît pour une fois cohérente. Sitôt le coup d’envoi donné, tout le monde va pourtant être très vite ramené à la réalité. Kamano percute sur son aile gauche et distille un centre millimétré pour Basic, qui ne se loupe pas (2ème) et trompe Baptiste Reynet. L’entame de match est catastrophique pour le TFC, la défense est en grande difficulté avec des espaces monstres dans la profondeur. 9ème minute l’intégralité du stade va alors rendre un vibrant hommage en la mémoire d’Emiliano Sala, formé ici et parti bien trop tôt. Après ce moment d’émotions, le match va s’inverser au fil des minutes. Yaya Sanogo, très disponible, manque le coche face à Costil puis c’est Moreira qui rate une grosse occasion avant la pause. A la mi-temps, Toulouse domine, mais est mené illogiquement.

Ces bonnes intentions dans le jeu vont s’accentuer à la reprise et Sanogo va gâcher une tête à bout pourtant que le stade voyait au fond. Dans la continuité, l’entrée précoce de Durmaz dynamite le bloc bordelais. Il faudra attendre la 70ème minute et un nouveau coup de pied arrêté pour enfin exulter. Gros cafouillage dans la surface, emmêlage de pinceaux et …. Cahuzac ! D’une reprise de volée, le Corse égalise avant de se jeter en furie vers le kop Toulousain. Un but mérité à la fois pour le Tèf mais aussi pour celui qui a été le meilleur joueur violet de la rencontre. Malgré tous ces efforts, le manque de confiance se fait ressentir et une fin de match incertaine s’installe alors. Finalement, sur une belle volée réflexe, Briand délivre les siens (82ème) et envoie Bordeaux vers une victoire à l’arraché. Soupirs …

À la sortie de la rencontre, il était plutôt inquiétant de se dire que le TFC, tout en venant de réaliser un de ses matchs les plus corrects de la saison (non non ce n’est pas une blague) s’inclinait face à un triste FCGB. Celle-ci, sauf accident, peut déjà être considérée comme terminée, tout ça à la mi-février tant les équipes derrière sont faibles. Aujourd’hui et depuis trop longtemps la Garonne n’est plus viola, elle est morose…

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