Alain Casanova : "Il manque très peu de choses à Manu (Garcia) pour faire une grande carrière"

Publié le 28 October 2020 à 11:30 par Enzo Portal

Ancien gardien du TFC (1992-1995) puis entraîneur de 2008 à 2015 puis de 2018 à 2019, Alain Casanova est actuellement libre de tout contrat. Partisan du jeu de possession si bien maîtrisé par les écuries espagnoles, il avait tenté d'inculquer cette conception au TFC lors de son dernier passage. Après quelques matchs prometteurs, la machine s'est rapidement déréglée et le jeu est devenu beaucoup moins "olé-olé".

Sa situation personnelle

Dans une interview pour le quotidien espagnol La Voz de Asturias, Casanova explique cette relation particulière qui le lie à l'Espagne, pays où évolue son ancien joyau Manu Garcia, qu'il continue de suivre avec attention : "J'ai beaucoup de relations avec l'Espagne, ma femme est madrilène, nous y passons beaucoup de temps et je suis toujours au courant du football espagnol, je suis tous les matchs. Ceux du Sporting aussi et ceux de Manu plus. J'aime voir s'il joue, s'il marque, ses numéros et les pas qu'il fait."

En ce qui concerne sa situation personnelle, le natif de Clermont se dit à la recherche d'un nouveau projet : "Toujours, et bientôt j'espère revenir. En tout cas, ce n'est pas facile, nous sommes nombreux. J'ai suffisamment d'expérience pour savoir ce que je veux et ce que je ne veux pas. Il est temps d'attendre l'appel approprié, tout en continuant à apprendre, observer et analyser."

Son avis sur Manu Garcia

Adepte d'un football de possession qu'il a tenté d'importer à Toulouse, Casanova suit de près La Liga et La Liga 2 où joue l'ancien Citizen, qu'il ne considère plus totalement comme un meneur de jeu : "Au début, tout le monde pensait qu'il était plus un joueur offensif, un numéro 10, un accroc. Je crois, après l'avoir eu avec moi pendant un an, que pour le plus haut niveau, dont je suis sûr qu'il parviendra à jouer régulièrement en Première Division, il manque un but, être plus décisif dans les derniers mètres. Cependant, j'insiste, en position basse, avec un compagnon énergique et plus positionnel, je pense qu'il peut tirer tout son potentiel, trouver des espaces et faire ressortir sa conduite et sa vision du jeu. […] Avec le ballon, il est capable de transformer sa qualité en passes décisives, qui finissent par se refléter sur le tableau d'affichage." L'Espagnol est donc une pièce maîtresse de l'entrejeu qui, grâce à sa vista et sa qualité technique est capable de sortir facilement le ballon en phase défensive pour servir de rampe de lancement.

Un style de jeu en totale adéquation avec le football espagnol. En effet, selon Casa, l'Asturien a besoin de mobilité autour de lui pour exprimer tout son potentiel : "Les systèmes n'ont pas à être statiques. Si Manu est proche du début du jeu, il peut assumer cette responsabilité. Il veut le ballon, il le reçoit, il ne le perd jamais, il a la capacité de s'associer rapidement et de sortir de la pression, pour moi, c'est sa position la plus intéressante. A Toulouse, nous avons joué à trois au milieu. Un pivot défensif et Manu avec un autre coéquipier, également très bon techniquement. Il est descendu beaucoup pour chercher le ballon et avec lui nous l'avons sorti très facilement, donnant beaucoup de sécurité au match."

De retour au Sporting Gijon depuis l'été dernier, Manu Garcia a joué 8 rencontres, inscrit 1 but et délivré une passe décisive en ce début de saison. Des statistiques qui coïncident avec la deuxième place actuelle du club et qui suscitent les éloges de son ancien coach qui lui prédit un avenir radieux : "Pour moi, il manque très peu de choses à Manu pour faire une grande carrière et atteindre la Première Division. Il a beaucoup de talent, une grande mentalité, c'est un gamin qui s'entraîne bien, qui écoute et qui veut changer les choses quand les choses ne vont pas bien. Il a tout pour monter de niveau et jouer un nombre important de matchs au plus haut niveau. Nous ne pouvons pas oublier son âge et son parcours jusqu'à présent."

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