Aaron Leya Iseka, l'image du TFC

Publié le 22 février 2020 à 00:00 par JB

C’était il y a une semaine. Au bout du temps additionnel, Aaron Leya Iseka manquait ce fichu penalty qui aurait permis au TFC d’arracher un point mérité face à de pâles niçois. Les larmes du Belge, inconsolable, resteront comme une des images fortes de la saison toulousaine. À elle seule, cette action et ce joueur résumé tout le mal du Tèf.

Leya Iseka avait-il vraiment envie de tirer ce penalty ? L’aurait-il réussi dans un autre contexte ? Gradel n’aurait-il pas dû prendre ses responsabilités ? Et en même temps, l’Ivoirien revenait de blessure et a aussi manqué de nombreux penalties. Alors, à qui en vouloir ? Oui, la conséquence directe de cet échec est d’abord comptable. Toulouse s’est encore un peu plus laissé décrocher au classement. Oui, l’international espoirs belge est limité. Mais, pour la énième fois, les véritables responsables sont hors du terrain.

Comment Leya Iseka est-il arrivé au Tèf ? Pourquoi Dominique Arribagé et Alain Casanova ont-ils accepté de recruter ce profil, qui n’a jamais dépassé 6 buts en championnat de Belgique sur une seule et même saison (en 2017/2018) ? N’allez pas chercher très loin. Il a tout simplement été proposé par un agent très proche du club, celui de Wissam Ben Yedder, qui a également fait signer Jean-Victor Makengo et William Vainqueur. Accepter ou refuser des CV, voilà le plus gros du travail de la cellule de recrutement depuis plusieurs années.

Nul ne peut présager de l’avenir de Leya Iseka, et on espère pour lui qu’il pourra briller, mais aujourd’hui, Denis Zanko aligne un joueur de Ligue 2 en Ligue 1. L’entraîneur toulousain s’est fait berner par une bonne copie rendue à Marseille de la part du frère de Michy Batshuayi. Et c’est comme ça depuis son arrivée, Leya Iseka fait illusion pendant 90 minutes, avant de disparaître les matchs suivant.

Ses larmes sont touchantes, mais elles démontrent aussi la fragilité d’un joueur. Manque de caractère, de leadership, erreur de casting, Aaron Leya Iseka représente à lui seul tout le mal du TFC depuis tant d’années.

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