À la découverte de Bernard Blaquart

Publié le 01 juin 2020 à 11:10 par Christophe Canard

Bernard Blaquart est issu d’une famille de huit enfants. Dans cette fratrie, on trouve Jacques, évêque d’Orléans, mais aussi François, ancien DTN de la FFF, à l’origine de la polémique sur les quotas dans le football français à l’époque où Laurent Blanc était sélectionneur. Dans sa jeunesse, il occupe le poste d’attaquant principalement aux Girondins de Bordeaux. Il effectue cependant une saison à Toulouse en 78-79. Suite à une blessure, il est malheureusement obligé de mettre un terme à sa carrière.

Dès lors, il se reconvertit rapidement comme entraîneur dans le football amateur pendant une vingtaine d’années, avant de prendre en main la réserve de Grenoble à partir de 2004 jusqu’en 2008, avec un intermède en 2006 où il reprend l’équipe première pour la fin de la saison. En 2010, il prend la direction du centre de formation du FC Tours, avant d’être nommé coach de l’équipe A deux ans plus tard. Au bout d’une seule saison sur le banc où il finira deuxième du championnat de Ligue 2, il quitte ses fonctions pour prendre la direction du Gard et s’occuper, là encore, de la formation et de l’équipe réserve. C’est suite au départ de José Pasqualetti en 2015 qu’il s’installe durablement pour la première fois sur le banc d’une équipe première professionnelle.

Cette année-là, il sauve Nîmes de la relégation, malgré la pénalité de huit points imposée au club gardois au début du championnat suite à l’affaire des matchs truqués avec le SM Caen. Au moment où il reprend l’équipe, les Crocodiles ont même 10 points de retard sur le premier non-relégable, ce qui ne les empêchera pas de terminer avec quatre points d’avance sur la relégation.

L’année suivante, le Nîmes Olympique termine sixième du championnat en ayant lutté toute la saison pour la montée, mais échoue à 2 points de la deuxième place. Le coach gardois est distingué par le trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 2. L’année suivante sera la bonne, puisque Nîmes terminera vice-champion, derrière le Stade de Reims pour retrouver une Ligue 1 qu’elle avait quitté depuis plus de 20 ans.

L’année de la remontée pour les Crocodiles fut tonitruante avec une neuvième place, et des matchs réussis avec du caractère et de la passion, notamment leur victoire dès la deuxième journée contre Marseille, ou leur belle résistance face au PSG et l’AS Monaco. Cette saison, Bernard Blaquart s’était légèrement mis en retrait de l’équipe première, dont les séances étaient dirigées par son adjoint Frédéric Darpinon, adjoint qui gérait également les consignes et le coaching durant les matchs.

Bernard Blaquart a donc principalement effectué sa carrière d’entraîneur au sein de la formation avec quelques incartades dans des équipes premières, essentiellement à Nîmes, le tout avec une certaine réussite (42 % de victoire en carrière). Et si cette piste est à la fois annoncée par L’Equipe, mais également démentie par des sources proches du fonds américain Redbird, nul doute que ce profil à la tête de la formation toulousaine ou de l’équipe première semble très intéressant. Cette idée est d’ailleurs validée par les supporters violets qui estiment à plus de 80 % que la venue de Bernard Blaquart au Tèf serait de très bon augure.

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