332 jours.

Publié le 26 September 2020 à 19:45 par Christophe Canard

332. 332 jours. Trois cent trente-deux jours. Trois. Cents. Trente-deux. Jours.

Une éternité.

Ah, mais quel soulagement ! Parce qu’encore une fois, nous avons souffert devant notre télévision, tellement frustrés que nous sommes depuis presqu’un an, qu’il nous semblait impossible avant le match que nous le gagnions. Et non. Tellement évident qu’après l’ouverture du score, qu’Auxerre doublerait la marque. Encore non. Tellement sûr que le penalty serait manqué. De nouveau non. Et Moreira, forcément hors-jeu ? Toujours non. 332 non. Et il aura fallu le but de l’Anglais Healey pour que la libération soit totale (et donne une peur bleue à mon chat, toujours collé au plafond au moment où j’écris ces lignes).

Évidemment, cet après-midi, Toulouse doit son salut à un homme : Maxime Dupé. Sans ses parades, le Tèf aurait très certainement perdu par un score plus important. Mais les hommes de Patrice Garande, s’ils ne montrent pas (encore ?) suffisamment de choses dans le jeu, montrent une certaine force de caractère. Et dans ce domaine, on peut quand même faire confiance à Steven Moreira. Si ses lacunes existent, il est difficilement niable qu’il a toujours respecté son maillot, et à chacune de ses prises de paroles, que ce soit l’année dernière quand il fût brièvement capitaine, ou après le match aujourd’hui, on sent que le TéFéCé est un club qui ne lui est pas totalement indifférent, et qu’il n’est pas « encore là » par hasard. Et 332 jours après, c’est aussi à lui que les Violets doivent cette victoire.

Alors peut-être qu’il sera parti le 5 octobre, évidemment. Mais la relève est là, tant Sam Sanna parait taillé pour le poste. Tant les nouveaux Pitchouns s’installent et prennent parfois les commandes, à l’image d’Antiste face à Grenoble et Clermont ou d’Adli contre Sochaux. Aujourd’hui, il y a toujours eu au moins 5 joueurs formés au club sur la pelouse en même temps. Et il va falloir que ces jeunes continuent leur progression, et vite, car les défis vont se succéder les uns aux autres, avec déjà la réception de Troyes samedi prochain.

Car c’est là aussi une particularité de cette équipe, celle de mieux réussir contre les « gros ». Car ces trois matchs sans défaite l’ont été devant d’autres candidats à la montée. Cette série n’avait plus été vue depuis janvier 2019 (2 matchs de L1 et 1 de Coupe de France), et même septembre 2018 pour ce qui est du championnat seul (5 matchs sans défaite entre le 19 août et le 22 septembre 2018). Il faut d’ailleurs remonter à cette époque pour trouver trace de deux victoires d’affilée. Et il faudra gagner contre les Troyens pour recoller au peloton, et pouvoir se reprendre à espérer. L’espoir, concept absent des pensées toulousaines depuis si longtemps.

332 jours. Et pas un de plus.

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