"Olivier Sadran a dit à Didier Quillot qu'il avait l'impression d'être dans un procès stalinien"

Publié le 24 juin 2020 à 10:15 par JB

L’Assemblée Générale de la LFP a voté à 74,49% contre une Ligue 1 à 22 clubs. La Ligue a largement fait comprendre aux présidents des clubs professionnels qu’il fallait voter contre le maintien du TFC et d’Amiens en avançant trois problèmes : un calendrier bouché à 22, de plus fortes probabilités d’être relégués pour tous les clubs (4 descentes de L1 en L2, 5 de L2 en N1…), et une perte financière totale pour les clubs de 122,5 millions sur trois saisons (répartitions des droits télé, aide à la descente…).

Dans une interview pour RMC, Bernard Joannin, le président amiénois, n’a pas caché sa colère : “25% des présidents présents à l’Assemblée générale ont voté contre cette motion qui vise à faire descendre Amiens en Ligue 2. 25% des clubs français ont fait preuve de solidarité. Je pense que c’est un moment important, ça prouve que notre message commence à porter et certains présidents se rendent compte qu’on a pris une décision injuste contre Amiens. Nous avons encore la possibilité d’aller devant le Conseil d’Etat ! Olivier Sadran a dit, aujourd’hui (mardi, ndlr), à Didier Quillot, qu’il avait l’impression d’être dans un procès stalinien. Parce que la Ligue n’a pas répondu à l’injonction du Conseil d’Etat. Ils devaient réfléchir à un nouveau format de la Ligue 1, mais ils ont monté des arguments à charge. Ils n’ont jamais réfléchi à propos d’un nouveau format. On souhaite que le Conseil d’Etat annule la descente de Toulouse et d’Amiens. Après, ce sera à la Ligue de faire son auto-critique et de trouver des solutions.

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