"Les forces d'Olivier Létang sont sa capacité de travail, son exigence et son refus de l'échec"

Publié le 10 mai 2020 à 19:35 par Cédric Polizzi

Récemment, La Dépêche du Midi a évoqué l’intérêt d’Olivier Létang pour le TFC. La rédaction du site LesViolets.Com est allée à la rencontre du site RougeMémoire.Com afin d’en savoir plus sur l’ancien président du Stade Rennais. Interview.

Quel bilan retient-on du passage d’Olivier Létang à Rennes ?
"C'est un président qui restera dans l'histoire du club. À son arrivée en novembre 2017, le club végète dans le Top 10 de Ligue 1 avec aucune qualification européenne depuis 2011.
Sa prise de poste est un coup de pied dans la fourmilière avec une nouvelle exigence de performance pour toutes les composantes du club et surtout un nouvel état d'esprit. Concrètement, on retient le refus de la fatalité et de la défaite. Le Stade Rennais, des dirigeants aux supporters, se contentait de peu d'ambitions jusque-là. La "lose" était une façon de penser bien ancrée et c'est ce qu’il a avant tout réussi à changer. Cela se matérialise par 3 qualifications européennes de suite, avec un parcours inédit en Europa League 2019 jusqu'en 8èmes de finale et surtout la victoire en Coupe de France 2019 en venant à bout de Lille, Lyon puis le PSG.
En seulement 17 mois de présidence, il a un meilleur bilan que tous ses prédécesseurs sur le plan sportif. Sur le plan financier, le club n'a jamais dépensé plus que ce qu'il gagnait durant sa présidence.
Les problèmes qui ont été remontés par les médias étaient son niveau d'exigence qui use l'humain et qui peut parfois irriter. Il a aussi cette capacité à attirer la lumière sur lui et donc de faire de l'ombre à tous les autres. Mais quand on voit son bilan, il est difficile de lui reprocher ses méthodes."

Comment son départ s’est déroulé ?
"Les circonstances sont plutôt floues. C'est une décision de l'actionnaire (la famille Pinault) - qui même si elle n'a pas commenté ce renvoi - l'a effectué au meilleur des moments. Sportivement, l'équipe était sur de bons rails (3ème de Ligue 1 et qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France) et juste en sortie de mercato d'hiver avec l'arrivée de Steven Nzonzi. Indépendamment de l'arrêt de la saison, cela permettait de bien préparer la saison suivante avec une nouvelle direction."

Que pourrait-il apporter à un club comme Toulouse, en grande difficulté actuellement ?
"Comme expliqué précédemment, les forces d'Olivier Létang sont sa capacité de travail, son exigence et son refus de l'échec. Il entraîne tout le monde dans son sillage et ceux qui ne suivent pas sont délestés dans tous les compartiments du club."

Récemment, La Dépêche du Midi a évoqué la possibilité qu’Olivier Sadran ne vende qu’une partie des actions aux potentiels repreneurs, dont Olivier Létang, afin de garder du poids dans les décisions du club. Un binôme comme celui-ci au TFC, ça pourrait fonctionner ?
"Cela, je n'y crois pas une seconde. Même s'il arriverait avec des actionnaires, il prisera les pleins pouvoirs exécutifs et ne partagera pas ces pouvoirs-là ni avec Sadran, ni avec un autre. Cela ne ressemble pas au personnage."

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