"Le TFC, c'est 3% du temps de Sadran et 97% de ses emmerdes"

Publié le 08 février 2020 à 16:15 par Marco Ghisleni

Avant le déplacement du TFC à Marseille, SOFOOT a publié un grand format consacré à Olivier Sadran. Dans ce long papier, on en apprend davantage sur la trajectoire du boss toulousain, mais aussi sur l’homme : de ses premiers pas lors de la reprise du club en 2001 à la très probable descente en Ligue 2 cette année. Que faut-il retenir de cet article ?

Un homme lassé

Le contraste est saisissant. Tandis que Newrest ne cesse de croître avec son milliard d’euros de CA annuel et ses récents contrats signés (Qatar Airways,…), le TFC lui est en pleine crise institutionnelle. Un ami du président, Jean-Claude Plessis, ancien boss de Sochaux, témoigne : “Le TFC ça doit être 3% de son activité, mais 97% de ses emmerdes. La question que je me pose, c’est : pourquoi il continue dans le football ? Ses affaires sont florissantes dans le monde entier, mais il galère avec son équipe et n’en tire plus beaucoup de plaisir." Par pure obligation donc, car en tant que propriétaire ultra-majoritaire, Sadran ne peut démissionner sans éviter au club de couler. O.S est également nostalgique de la période des Pitchouns durant laquelle il tissait des liens amicaux avec les joueurs, allant jusqu’à organiser des barbecues chez lui en compagnie de l’équipe. Une période révolue, car le Président ne pointe que très rarement au Stadium et se dit « dégoûté d’une époque où les jeunes de 14 ans ont un agent ».

Une stratégie biaisée

On a très souvent reproché au TFC de se contenter de peu ou de manquer cruellement d’ambition. Ce côté « petit bras » est illustré par cette prise de parole de l’ex-directeur général du club, Hugues Henry, qui résume la stratégie des dirigeants à fin des années 2000 : “Notre modèle, c’est de dire qu’il existe deux risques majeurs pour un club intermédiaire de Ligue 1 comme nous. Jouer les trois premières places et les trois dernières. Dans le premier cas, le président engage de l’argent qu’il n’a pas. Donc si on ne prend pas le risque du haut et je fais en sorte de ne pas prendre le risque du bas, je construis une équipe pour évoluer entre la 8e et la 12e place. Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, les gens se font chier et ne viennent plus au stade. Et vous finissez par glisser”. Aujourd’hui, le Tèf en subit les conséquences.

Un manque de personnalité criant à ses côtés

Encore une fois, Olivier Sadran a récemment expliqué qu’il n’avait plus le temps de s’occuper quotidiennement du TFC. Lui, qui a quitté le conseil d’Administration de la LFP en 2016, s’éloigne aussi progressivement de la commande du club et de sa gestion. Pourtant, à ses côtés, c’est le néant. Jean François Soucasse, malgré des qualités reconnues, n’a pas l’étoffe d’un décisionnaire au point que l’ensemble des composantes du TFC attendent très souvent l’avis de Sadran pour pouvoir se prononcer sur certains dossiers. Cet hiver, O.S a repris en main le recrutement avec l’arrivée de Lovre Kalinic.

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