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Les cinq chiffres à connaître avant TFC - OGCN, enfin une victoire en Ligue 1 ?
"Le TFC a l'air de super bien bosser, je ne vous vois pas descendre"

Avant la réception de Nice ce dimanche, la rédaction a interrogé Pancho, supporter du Gym.

Avant la réception de l'OGC Nice au Stadium ce dimanche (13h, Prime Video), la rédaction du site LesViolets.Com a interrogé Pancho, supporter niçois qui anime l'émission Club Pancho.

Le mercato niçois s’est nettement accéléré depuis début août. Si on ajoute aux recrues le retour de Lucien Favre, cette intersaison te convient ?

"Le mercato a mis un certain temps à se décanter. Pour l’instant, je suis satisfait des recrues parce qu’elles comblent des manques : Schmeichel pour remplacer Benitez, Viti pour prendre progressivement la place de Dante. Ramsey, c’est une opportunité. Il était libre et c’est une tête de gondole pour Ineos [propriétaire du club, ndlr] : il est gallois, comme le directeur des sports d’Ineos. Rares Ilie est un choix de Lucien Favre, un jeune Roumain à très fort potentiel. On a aussi pris Beka Beka. En revanche, on n’a vendu personne et il y a un embouteillage au milieu. Donc globalement satisfait, mais ce n’est pas encore terminé. Il va y avoir deux ou trois arrivées dans le secteur offensif. Le mercato a été tardif du fait de la réorganisation en interne entre le départ du directeur sportif, Julien Fournier, celui de Christophe Galtier, le retour de Lucien Favre… Et Favre, au-delà des souvenirs merveilleux qu’il nous a laissés, c’est la pierre angulaire du projet aujourd’hui. C’est un super manager, un tacticien, et il veut certains profils. Il est revenu en obtenant quelques garanties sur le mercato. Son retour a été un message important envoyé à nous, supporters, et à la Ligue 1.

Trois ans après l’arrivée de votre actionnaire, Ineos, quel premier bilan tires-tu ? On a l’impression que le projet stagne un peu…

"Le premier bilan est assez moyen, au mieux correct. On aurait pu s’attendre à mieux. On ne peut pas nier qu’ils mettent des sous. Il y a eu des recrutements dès la première année, il y a eu Dolberg, Claude-Maurice, Nsoki, pour des sommes que Nice n’avait jamais posées avant. La première année, qui était celle du Covid, on fait cinquièmes, un peu par surprise vu le niveau de jeu. L’année d’après, Vieira se fait licencier et Ursea reprend l’équipe, et enfin on a Galtier pour la troisième année. Disons que ça a manqué de continuité. On aurait pu continuer avec Galtier si Campos n’était pas arrivé au PSG. Mais il y avait aussi une cassure dans le vestiaire niçois. Galtier a certes apporté sportivement, mais en termes de communication et de gestion humaine, c’était apparemment très compliqué en interne.

Lorsque tu as la volonté de monter un projet de très grande envergure, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. C’était trois premières années test. Ineos veut créer un super centre de formation et donner au club une reconnaissance européenne, voire mondiale. Quand tu fais venir Ramsey et Schmeichel, tu marques un coup sportivement, mais aussi pour ton image de marque. Je suis très optimiste pour la suite. Ineos sait gagner.

Est-ce que le club s’est fixé un objectif clair cette saison ?

"L’objectif du président, Jean-Pierre Rivère, c’est d’être européen, de faire partie du top 5 et d’être régulièrement en Europe. En revanche, le jour de sa présentation à la presse, Lucien Favre a dit "nous, c’est top 3 et plus si affinités". On sait qu’il y a de l’ambition et ça se matérialise pendant ce mercato. Il faudra aussi passer les barrages de Conference League, être solide en Europe et gagner de l’expérience européenne, parce qu’on en manque. Même par rapport à Lille, Rennes ou Marseille.

On imagine que Nice a besoin de démarrer sa saison par un succès au Stadium, non ?

"Oui, on veut la victoire. Pour chaque match que l’OGC Nice va jouer, ça va être objectif victoire. On ne va pas aller chercher le match nul à Toulouse, sans vouloir vous faire offense, et il faut garder cette ambition-là le plus possible. Il faut aussi s’affirmer, et ça passe par un bon début, face à une équipe joueuse. On aura ensuite rapidement une confrontation aller-retour en Conference League. Il faudra se rassurer après une prépa un peu compliquée. Après, le match a lieu à 13h en plein mois d’août, à Toulouse. La dimension physique va être extrêmement importante. Les cinq changements risquent d’avoir un impact sur l’issue du match."

Un mot sur Jean-Clair Todibo et Andy Delort, deux anciens du Tef ?

"Tobido, c’est franchement le boss. Nice, l’année dernière, c’est la co-meilleure défense de Ligue 1. Et si je te fais mon top 3 des joueurs l’année dernière, c’est Todibo, Delort et Thuram. Todibo a été d’une régularité incroyable et a sorti des masterclass, notamment au Parc des Princes, où il avait mangé Mbappé tout le match. J’ai l’impression que Todibo avait besoin d’un cadre, d’un club qui le comprenne aussi, parce que c’est quelqu’un d’un peu fou-fou. Il a une bonne mentalité, il est naturel, hyper ambitieux pour lui comme pour le club. Il fait partie des joueurs invendables. Et s’il est amené à rester plusieurs saisons encore, je pense que c'est lui qui prendra le brassard après la retraite de Dante.

Delort, c’était une demande de Galtier. Et sans lui, on n’accroche pas l’Europe l’année dernière. Il a marqué des buts extrêmement importants, notamment ce triplé à Reims lors de la dernière journée. Après, pas mal de supporters se posent la question de sa compatibilité avec le jeu de Favre. Chez nous et à Montpellier, il jouait à deux devant. Est-ce qu’il va pouvoir s’adapter au 4-3-3 de Favre ? Moi, je considère qu’il est suffisamment complet pour pouvoir s’adapter. Il commencera titulaire dimanche, mais attention à la concurrence à venir."

Comment vois-tu le TFC cette saison ?

"Je ne vais pas te mentir, j’ai suivi la Ligue 2 de loin. Mais de l’extérieur, ça a l’air de super bien bosser. Ils ont l’air d’avoir archi dominé la Ligue 2, sans se faire vraiment peur, avec des scores parfois fleuves. Et surtout, le recrutement est bien pensé et pas très onéreux, avec des méthodes différentes axées autour de la data. Ça, ça attise ma curiosité, parce que c’est très actuel et surtout parce que ça porte ses fruits. Il y a quatre descentes cette saison mais je ne vous vois pas descendre, je pense qu’il y a des équipes un poil plus faibles. Mais ça va être hyper difficile avec les quatre descentes."

Un pronostic pour le match de ce dimanche ? Et pour le classement final des deux clubs ?

"Je vais dire 1-0 pour Nice. Ce sera sans doute un match ouvert, mais je ne vois pas énormément de buts. Un petit 1-0 à l’arrache, je prends.

Pour le classement final, je vous vois entre la 12ème et la 16ème place. Quoi qu’il en soit, pas en Ligue 2. Et pour l’OGC Nice, je vais clairement me mouiller : à l’inverse des grands médias nationaux qui ne voient même pas Nice dans le top 5, je vais dire 3ème. Parce que si la greffe prend, ça peut donner quelque chose de très fort."