"L'échec de Saïd ? Difficile d'être surpris quand on connaît le joueur et le personnage"

Publié le 06 mars 2020 à 21:00 par Emmanuel Davila

Avant le déplacement du TFC sur la pelouse de Dijon ce samedi (20h, beIN Sports MAX 5), la rédaction du site LesViolets.Com a interrogé l'équipe du site de supporters dijonnais Le Dijon Show.

Dijon est aujourd'hui 17ème, avec autant de points que le barragiste, Nîmes. Quel est l'état d'esprit autour du club en ce moment ?
"Je pense ne pas me tromper en disant qu’en ce moment, beaucoup de supporters et de nos joueurs sont en plein doute. Si la machine à marquer marche à nouveau, on concède beaucoup trop de buts depuis janvier. D’un côté, nous sommes invaincus à domicile depuis septembre et nous avons enfin réussi à glaner un point à l’extérieur, à Bordeaux, donc tout semble aller. Mais nous n’avons pas non plus gagné depuis un mois (3-0 contre Brest), nous avons subi une grosse déconvenue à Nîmes, concurrent direct, et nous nous sommes fait rejoindre deux fois contre Nantes et Monaco alors que nous menions au score et étions plutôt sereins. Avec les points perdus contre Metz, ça fait beaucoup."

À l'aller, au Stadium, le TFC avait battu un DFCO assez inoffensif, et qui n'avait pas encore trouvé sa défense. Qu'est-ce qui a changé depuis ?
"Entre temps, Dijon a terminé son mercato, fin août, et s’est trouvé un gardien exceptionnel en Alfred Gomis (qui est actuellement blessé et en rééducation). La défense a trouvé des automatismes, des leaders sont apparus parmi nos recrues, comme Ecuele-Manga, Ndong… Et puis des jeunes se sont révélés : Mounir Chouiar (lui aussi blessé), Stephy Mavididi, Mama Baldé ont tous plus de 5 buts à leur actif, Julio Tavares également, ce qui rend le DFCO dangereux dans beaucoup de domaines, que ça soit en phases de contre ou en attaques placées, à l’image du nombre incroyable de buts que l’on marque sur des touches longues."

Avec les réceptions du TFC puis d'Amiens, Dijon peut se donner de l'air. Vous ressentez une petite pression pour le match de samedi ?
"Oui, pour moi il y a de la pression. Une victoire peut lancer une formidable dynamique et nous donner l’occasion de gagner 7 ou 9 points en mars, ce qui serait presque synonyme de maintien (au moins de barrages). Mais battre des adversaires à notre portée, ce n’est pas vraiment notre fort. On préfère mettre des scores à Lyon ou à Paris, et étrangement on ne sent pas cette mentalité de morts de faim contre nos concurrents directs, ce qui est vraiment dommage et rend ce match plutôt stressant."

De son côté, le Tèf s'est effondré et ne compte même pas la moitié des points pris par Dijon. Avez-vous suivi notre descente aux enfers ?
"Bien sûr, on a suivi attentivement la saison du TFC, comme on le fait depuis qu’on est remonté en L1, parce que vous ne finissez jamais très loin de nous au classement ! Avec le recul que nous avons sur la situation et la manière dont est géré le club, on en rigole parfois. Pour les amoureux du Téfécé, s’il y en a encore, ça doit être vraiment très dur. Mais je ne pense pas que ça soit si surprenant que ça. Cela fait des années (depuis 2014, je crois) que Toulouse joue à se faire peur et pourtant rien ne change dans sa manière de fonctionner. On sait que vous êtes sur le point de vivre un grand changement au club, ça sera peut-être bénéfique."

Êtes-vous surpris par l'échec total de Wesley Saïd chez nous ?
"Difficile d’être surpris quand on connaît le joueur et le personnage. Wesley Saïd peut être un vrai bon petit joueur de Ligue 1, il en a les capacités. Mais il marche à la confiance, il faut l’aligner chaque week-end et qu’il marque un but ou deux pour relancer la machine. Et ça, il n’en a jamais eu vraiment l’occasion à Toulouse. Son moral est dans les chaussettes, il ne met plus un pied devant l’autre… Heureusement pour lui, il gagne plus de 100 000 euros par mois, donc ça valait bien le coup de partir en traître de Dijon en séchant l’entraînement pour « passer un palier » !"

Un pronostic pour le match de samedi et pour le classement final des deux clubs ?
"Je ne vois pas comment Toulouse pourrait finir à une autre place que la 20ème, très honnêtement. Il faudrait qu’Amiens s’effondre et que vous retrouviez un semblant d’espoir, mais je n’y crois pas. Dijon devrait se maintenir en finissant 17ème, mais une place de barragiste n’est pas à exclure. Je sens une victoire bourguignonne pour demain. Un 2-1 avec des buts de Tavares et Ndong."

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