"Je voyais ce qu'il fallait faire en première mi-temps, mais je n'arrivais pas à le transmettre"

Publié le 31 août 2019 à 23:25 par JB

Après TFC - Amiens (2-0), voici la conférence de presse d’Alain Casanova.

Alain, quelle est votre réaction à chaud ?
Je ne pense pas que ce soit la copie du match contre Dijon. Nous sommes tombés contre une très bonne équipe d’Amiens, qui a su nous poser d’énormes problèmes en première mi-temps. Nous n’avons pas su répondre à leur jeu de positions. Je voyais ce qu’il fallait faire, mais je n’arrivais pas à le transmettre à mon équipe. J’avais hâte d’être à la mi-temps pour procéder à certains changements tactiques, défensifs et dans la mentalité. Et l’équipe a très bien répondu sur la seconde période. On a su récupérer le ballon. Nous étions plus proches de leur but. Je n’oublie pas qu’avant l’ouverture du score, Bafodé Diakité fait un sauvetage très important. À 1-0, avec un bloc bien compact, on a su se créer des espaces et breaker. J’estime que la victoire est méritée.

Que s’est-il passé durant les 45 premières minutes ?
Ça n’a rien à voir avec ce qu’on avait vu jusqu’à présent lors des trois premières journées. Là, nous n’avons pas su répondre tactiquement à Amiens. Tout simplement. On n’a pas su régler le problème des 3 défenseurs centraux, de leurs pistons très haut, ni des 3 attaquants qui fixaient notre ligne défensive. Ça a été compliqué. Mais ce n’était ni un problème mental, ni physique, c’est juste l’adversaire qui a été meilleur que nous sur la première mi-temps.

Un mot sur Makengo, auteur d’un superbe but !
Il a un très gros potentiel. Il peut, il va et il doit faire beaucoup mieux. C’est quelqu’un qui doit améliorer sa dernière passe et sa finition. Il progresse, puisqu’il a déjà marqué 2 fois et pèse sur les défenses adverses. Désormais, il doit être encore plus fort à la récupération du ballon. À lui de se libérer mentalement, notamment offensivement, où il est capable d’être créatif, spontané et de bien frapper. Il a la mentalité pour progresser, il écoute vraiment ce que vous lui dites et le transfère sur le terrain. Je suis très content pour lui.

Comment a-t-il géré son arrivée à Toulouse, après son échec niçois ?
On a affaire à un très jeune joueur qui a sans doute été dépassé, à un moment donné, par un transfert et un salaire plus important que ce qu’il valait réellement. Il faut savoir assumer tout ça et ce n’est pas facile quand on a 20 ans. On a la chance d’avoir un joueur qui arrive avec beaucoup d’envie, qui est content d’être avec nous, qui veut s’améliorer. On ne peut pas se satisfaire de son but et de quelques passes. Il sait que l’exigence du très haut niveau impose d’être encore plus performant que ça.

Koulouris est aussi en forme.
C’est l’oeuvre d’un collectif. Vous avez bien vu le second but où Max Gradel joue très bien l’action et offre le but à Koulouris. J’ai vu une équipe défendre à 11 en deuxième période en fermant l’intérieur et en étant très agressif. J’ai vu des joueurs qui montent en puissance.

Avez-vous envie de conserver la paire Amian - Diakité ?
Il y a de bons joueurs à tous les postes. Cette saison, il y aura de l’émulation et de la concurrence à tous les postes. Tout le monde va être important. On a pris Isimat-Mirin et je ne veux pas oublier tout ce qu’a fait Gen Shoji jusqu’à présent. Amian et Diakité sortent de bonnes performances, mais il reste encore beaucoup de matchs. On verra aussi comment les internationaux reviendront après la trêve.

Quel est votre bilan du mois d’août ?
Ce qui me satisfait beaucoup, ce sont nos deux victoires à domicile. Ça n’a pas souvent été le cas la saison dernière. Ce soir, c’est significatif. Se remettre d’une première période comme ça, ce n’est pas toujours évident. Vous avez bien vu qu’on commençait à subir quelques sifflets, car certains comme Sylla ont perdu des ballons et qu’on manquait de fluidité dans nos remontées de balle face à leur pression. Puis, l’équipe est revenue avec une grande maîtrise et de la détermination pour mettre son jeu en place. Aujourd’hui, avoir 7 points après 4 journées, c’était l’objectif fixé à l’équipe. Je vois de la progression, même si je ne peux pas me satisfaire de ça. Il reste beaucoup de travail. L’équipe prend forme.

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