"À la mi-temps, avec le président, on a dit aux joueurs qu'ils étaient des gros cons"

Publié le 02 décembre 2018 à 17:50 par JB

Voici la conférence de presse d’Alain Casanova après le match nul du TFC face à Dijon (2-2).

Quelle est votre première réaction ?
Vu le scénario, on ne va pas cracher sur le point. Mais notre première mi-temps n’est pas digne d’une équipe en difficulté, qui doit remporter de suite le rapport de force. On aurait dû mettre beaucoup plus de pression sur l’adversaire. On a donné la possibilité à Dijon de s’installer dans le match, de prendre confiance et de se retrouver en supériorité numérique. On s’est mis en difficulté et on a dû changer notre plan de jeu. On a subi et on a dû se contenter de ne jouer que le contre. Malgré tout, en première période, on a su se créer des occasions pour égaliser. En deuxième période, on a pris un maximum de risques et à 0-2 on se disait que ça allait être compliqué. J’ai fait sortir un défenseur, Steven Moreira, pour mettre Jimmy Durmaz à l’intérieur. L’équipe a été récompensée de ses efforts. Avec un peu de réussite, on aurait même pu gagner la rencontre.

Quel a été votre discours à la mi-temps ?
Qu’ils étaient des gros cons. Le président leur a dit aussi. C’était indigne ce qu’ils sont capables de faire. Avec tout le respect que j’ai pour Dijon, on devait leur mettre beaucoup plus de pression et leur marcher dessus. On s’est mis dans la merde tout seul. Sur la première mi-temps, les joueurs, le staff et l’entraîneur, nous sommes des gros cons. En seconde période, il y a eu un dépassement de soi remarquable. J’aurais aimé qu’on soit capable de gagner. Mais les joueurs avaient tellement donné… C’est un point inespéré dans cette situation, il fait du bien, mais je ne vais pas m’en contenter. Globalement, c’est insuffisant.

Un mot sur Max-Alain Gradel, le sauveur ?
À l’image de l’équipe, sa première mi-temps était indigne de lui. C’est un des grands artisans du sauvetage l’an passé. Cette saison, il joue son rôle de capitaine à fond et tire le groupe vers le haut. En seconde période, il a assumé et a pris des risques, en mettant beaucoup d’engagement et de rythme dans les courses. Son but est formidable, sur une action bien construite et avec un bon centre de Dossevi.

Pourquoi toujours avoir un TFC à réaction ?
C’est le lot des équipes qui sont dans le doute. On se promet de faire un match où on doit être acteur dès le coup d’envoi et, finalement, on ne l’est pas. On n’a pas cette petite étincelle de confiance qui permettrait de se lâcher totalement. Une fois mené et en étant à 10, on n’avait plus grand-chose à perdre… On a lâché les chevaux à 0-2 en allant les chercher très haut, en les obligeant à jouer long et en récupérant les deuxièmes ballons. Il aurait fallu le faire dès le début de match.

Votre coaching a été payant.
Les trois remplaçants, Goicoechea, Leya Iseka et Durmaz ont fait de très bonnes entrées. C’était ce que j’avais dit à mes joueurs, qu’on ferait le match à 18 avec trois joueurs qui allaient rentrer. Je suis particulièrement content pour Mauro Goicoechea. C’est un très bon gardien avec une mentalité exemplaire. Il a bien suppléé Baptiste Reynet. L’équipe avait envie de prendre des points pour Baptiste, qui se sentait fautif.

Que demandez-vous à votre équipe ?
Il faut qu’on soit plus sûrs de nous, qu’on soit plus costaud sur le plan mental. Aujourd’hui, on jouait face à une équipe comme nous, dans une dynamique négative. On a vu beaucoup de passes ratées dans ce match. Ce n’était pas le PSG ou Montpellier qui vous imposent un rythme difficile à suivre. Contre des équipes comme Dijon, nous devons faire beaucoup mieux. Je crois énormément en cette équipe. Elle a du potentiel. Mais j’en ai un peu marre… Ce qui s’est passé en début de saison, c’est du passé. Désormais, comme dans un nouveau couple, il faut repartir de 0 et aller de l’avant. Il faut se lâcher un peu plus.

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