TFC 4-1 Bastia : J’y étais pour vous

Publié le 13 février 2017 à 10:39 par LesViolets

TFC 4-1 Bastia

Par Pierre Pambrun

15 minutes avant le coup d’envoi, le Stadium est quasi-vide, mais les anciens qui m’entourent sont bien de la partie. Côté compo, Dupraz ne change pas d’une virgule son 11 prolifique. Sur les écrans géants, Delort affiche son regard du Tigre…

Dès la 1ère action, Andy met le turbo mais Jean ne bonifie pas son travail. Au quart d’heure, notre dernière recrue se montre à nouveau sur un excellent coup franc détourné par Leca. Bastia donne le change et ça chauffe pour Lafont qui sauve les siens sur sa ligne ! Jusque-là, Toulouse attaque sans conclure alors que Bastia enchaîne les contres, heureusement maladroits. Mon voisin critique : « c’est pas du joli football, trop approximatif ! ». Bodiger, intenable dans les duels, essaye une frappe… qui rase le poteau ! Peu après la demi-heure, une nouvelle frayeur devant nos buts inquiète l’assemblée, tandis que les Indians se démènent : « tous ensemble il faut chanter... ». Leur optimisme paye car Andy nous régale d’un retourné qui vaut de l’or sachant qu’il termine dans le petit filet adverse ! 1-0. Jean veut sa part du gâteau et fait chauffer les gants du portier, allumé de près. Enfin, juste avant la pause, celui qui se fait désirer depuis des mois, j’ai nommé Martin Braithwaite, a remis ses crampons à l’endroit et remarque enfin dans le jeu, qui plus est dans un angle impossible ! 2-0. Il mérite son « Martin’s on fire... » !

Mi-temps. Après les « Tou-lou-sains ! Tou-lou-sains ! » de rigueur, papy s’exclame : « le but de Braithwaite, en plus, il est beau ! ». De mon côté, j’estime que celui de Delort est le plus beau de la saison, à faire pâlir le grand Ibra.

Malheureusement, quelques minutes après la reprise, les Bastiais gâchent l’ambiance en réduisant le score. Leur coup franc, pourtant sans grand danger, a traversé la défense inerte. 2-1. Un brin moqueur, je remarque le 1er passement de jambes réussi par Trejo avant que Braithwaite ne fasse briller Leca. Et comme avec les Corses ça joue des coudes, celui de Cahuzac envers Bodiger va lui couter un rouge mérité. Du coup, le Téfécé repart comme en 40, toujours bien encouragé : « Po-lo-po-po... ». Dans le dernier quart d’heure, un jeu de billard dans la surface des visiteurs les oblige à se dégager in-extremis. S’ensuit un flipper, un second rouge, un pénalty… que le Danois transforme (encore) ! 3-1. Avec 2 buts d’écart et à 11 contre 9, le match est plié. Mon aïeul appréhende le « coaching » : « il va sortir Delort et faire entrer les guignols ! ». Effectivement, le Sétois sort sous une immense ovation, virage Taton entièrement debout pour scander son nom : « De-lort, De-lort ! ». Le temps de critiquer un peu Toivonen (« il est déjà fatigué ») et Diop enfonce le clou, de la tête : 4-1 ! Les travées s’enflamment : « qui ne saute pas… ! ». Pour la route, Braithwaite nous fait une Braithwaite en loupant le cadre bien que seul face au gardien. On lui pardonne !

Malgré quelques frayeurs en 1ère période, les Violets méritent leur large victoire. Ils confirment surtout une véritable renaissance offensive directement liée à un Andy Delort euphorique. Messieurs, ne changez rien !

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