TFC 1-0 Montpellier : J’y étais pour vous

Publié le 13 août 2017 à 11:27 par Pierre Pambrun

À la Bodéga, je retrouve un habitué avec qui nous tombons d’accord sur un pronostic : 2-2. Puis, direction le virage Taton : inondé de soleil, celui-ci me paraît bien vide. Quant au nouveau speaker, on retiendra (uniquement ?) en sa faveur sa prononciation de « Téééfééécééé ».

Précédant le premier découpage de Cahuzac à 70 mètres de ses buts (faute intelligente ?), les Indians entonnent déjà le désormais culte « Tolosa Capitale… ! ». Le premier quart d’heure ne nous offre rien de construit, tout se jouant dans les duels. Après une belle accélération, Montpellier ajuste la première salve au-dessus. Delort répond de la tête, sans succès. Peu à peu, la partie s’anime et le public gronde quand l’arbitre annihile un beau mouvement toulousain à une touche entre Delort, Toivonen et Machach. Le kop pousse : « allez Toulouse, allez le Téfécé... ».

Entre-temps, Lafont nous gratifie de son premier (et dernier) arrêt. La demi-heure passée, rien de nouveau côté football. Par contre, on a perdu Michelin, accidenté. Les minutes s’égrènent et malgré une paire d’offensives violettes, Papy se montre pessimiste : « je confirme qu’on joue le maintien ! ». À l’approche du terme, Delort et Toivonen s’illustrent, mais la réussite les fuit… jusqu’au penalty obtenu par ce dernier et transformé par Durmaz ! 1-0. Malgré quelques frayeurs consécutives à la révolte montpelliéraine, le score est conservé à la pause.

Mi-temps. J’accorde mes bons points à Toivonen, très disponible et à Amian, intraitable. De passage à la boutique, mes yeux s’écarquillent devant le t-shirt à l’effigie de Bodi-Sauveur. Au contraire, je fais la moue face aux casquettes au bleu girondin.

À la reprise, Toulouse domine les débats, mais Durmaz ne conclut pas. Le jaune récolté par le Cahuzac fait naître un sourire sur les visages. Les Indians, pas en reste, proposent un moment intime à La Paillade… Après l’heure de jeu, Toulouse maîtrise un instant son sujet notamment par un Ola distributeur des grands soirs. Cependant, pour l’ancien, « ça tricote trop et on recule ». Dupraz le sait et voit progressivement l’adversaire reprendre du poil de la bête. Il s’époumone bras tendus ! 74ème : hommage nourri et unanime à Monsieur Nicollin : « Lou-lou, Lou-lou ! ».

Dans la foulée, Skhiri lui fait honneur d’une magnifique frappe… détournée par l’arête des cages de Lafont qui était battu. Ouf ! Mon voisin s’inquiète : « on les laisse jouer, ça ne va pas ». Delort le fait mentir, mais le gardien l’empêche de doubler la marque. Ça joue d’un camp à l’autre et à présent Roussillon élimine Somalia. Heureusement, son tir s’éloigne du but. Il ne reste qu’une poignée de minutes et le virage Taton sent la victoire : « Toulouse ! Toulouse ! », scande-t-il à l’unisson. Pour notre plus grand plaisir, Montpellier travaille déjà aux vendanges, incapable de régler la mire sur ses nombreuses tentatives. Un dernier bon coup franc d’Andy et c’est terminé. Le virage peut s'enorgueillir : « eh ils sont là les Tou-lou-sains… ! ».

À l’issue de la rencontre, certains font la fine bouche : « 3 points et c’est tout », me glisse-t-on à la sortie. Certes, les visiteurs furent maladroits à la finition. Certes, tous les Violets n’ont pas brillé. Certes, la prestation de nos protégés reste très inégale au fil de la partie. Mais qui n’aurait pas signé des deux mains pour ce résultat et les quelques belles actions entraperçues ?

Par Pierre Pambrun ; photos : Florian Martinez

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