Mercato : Le coup de pression de Dupraz

Publié le 10 août 2017 à 13:07 par Rédac

Ce jeudi midi, lors de la traditionnelle conférence de presse d'avant-match, Pascal Dupraz n'a pas hésité à mettre un coup de pression concernant le mercato. Interview complète.

Pascal, êtes-vous inquiet ?
"Je vois les jours s'égrainer et j'attends toujours des joueurs. Je ne vois rien venir. J'ai encore confiance, mais il est urgent de recruter. L'effectif est trop court et dangereusement trop jeune."

Que se passe-t-il ?
"Si nous ne recrutons pas à l'heure actuelle, c'est que nous ne trouvons pas les joueurs qui correspondent à ce que l'on souhaite. Donc, autant temporiser... mais pas au-delà du 31 août ! Je le répète : le groupe est trop jeune et n'est pas assez conséquent en nombre pour prétendre disputer la Ligue 1. Aujourd'hui, avec quelques blessés supplémentaires, je serais obligé de puiser dans un effectif encore plus jeune..."

Qu'attendez-vous des trois dernières semaines du mercato ?
"Il nous manque un joueur par ligne, avec une hiérarchie : d'abord un milieu de terrain, puis un joueur excentré et en dernier lieu, en fonction du rétablissement d'Issa Diop, un défenseur central."

"A la fin du marché, les prix baissent..."

Pourquoi votre priorité est-il ce milieu de terrain ?
"Excepté Cahuzac, il manque de l'expérience dans ce secteur. J'aime lancer de jeunes joueurs, je vais continuer à le faire cette année. Mais j'aimerais moins trembler, avec des joueurs plus expérimentés."

On parle avec insistance de Jakob Johansson...
"Blagnac est ouvert, on peut y atterrir. Donc s'il veut, il peut venir."

Ce mercato difficile va-t-il revoir vos ambitions à la baisse ?
"L'ambition est de gagner tous les matchs. Et quand on perd, c'est uniquement de ma faute. Comme je vais trinquer dans tous les cas, autant me donner du matos..."

Mais Toulouse est un club formateur et doit lancer prioritairement des jeunes...
"La jeunesse du groupe peut aider dans notre quête du Top 10. Mais notre effectif doit être guidé par des joueurs d'expérience. Nous en avons certains, mais il en manque."

On vous sent énervé...
"Il y a quatre personnes qui travaillent à la cellule de recrutement du TFC. Nous travaillons en parfaite collégialité. Je ne mets la pression à personne. On est tous d'accord qu'il faut recruter. Quand vous allez au marché Victor-Hugo, sur la fin, vous pouvez faire des affaires. Les prix des fruits et légumes baissent tout d'un coup. C'est pareil pour nous. Aujourd'hui, il existe des joueurs de grandes qualités qui ne s'imaginent pas signer à Toulouse. Plus on va se rapprocher de la fin du mercato, plus ils vont se dire que nous avons une belle ville et que le Stadium est un superbe stade..."

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