La chronique de François Laforge

Publié le 30 mars 2015 à 00:14 par LesViolets

François Laforge, grand passionné de sport, a pratiqué le football pendant plus de 20 ans. Il a collaboré à la réalisation de nombreux ouvrages sportifs. Il est l'auteur, depuis 1995, du Guide français et international du football (editions De Vecchi).

Amoureux et supporter du TFC, il nous fait l'honneur d'être chroniqueur pour LesViolets.Com depuis 2008. Régulièrement, il donnera son avis sur l'actualité du club, sur ses tensions, ses remous mais aussi ses joies et ses moments forts. Voici sa nouvelle chronique...

MARS  ET ÇA  REPART ?
Loin de nous l'idée de faire, avec ce titre, à la fois la pub et l'apologie d'une célèbre barre chocolatée sensée redonner un coup de boost en cas de coup de moins bien, mais telle est la question que nous nous sommes posés, samedi soir, à l'issue de la quatrième et enfin victorieuse levée printanière de ce derby de la Garonne saison 2014-2015 ?

Cette victoire, précieuse, constitue-t-elle les prémices de la série nécessaire, voire quasi obligatoire, de résultats positifs pour espérer revivre un derby l’an prochain ou bien juste un coup d'éclat isolé consécutif au remue-ménage ayant agité la semaine précédente ?
La question mérite d'être posée.
La réponse impossible à donner.

Selon que vous soyez d’un optimisme à tout crin ou au contraire d’un pessimisme maladif, les enseignements de samedi seront exactement contraires.
D’aucuns verront dans ce sursaut les premiers signes tangibles d’une véritable prise de conscience, tant de fois proclamée en vain dans un passé récent à mesure que notre TFC était happé par le fond du classement, de l’urgence et de la criticité de la situation.
Il était temps, mais il n’est pas trop tard se réjouiront donc ceux que ce match et les événements de la semaine auront rasséréné.

Des joueurs enfin présents dans les duels, ne baissant pas la tête au premier coup du sort, l’émergence (enfin !) de quelques leaders-meneurs d’homme, une solidarité entre acteurs enfin palpable, la renaissance de l’atout offensif numéro 1 de l’équipe, un public enfin présent et tout prêt à soutenir l’équipe jusqu’à ce qu’elle sorte la tête de l’eau, un nouveau coach qui connaît la « maison » comme sa poche et ce type de fin de saison irrespirable, il n’en faut pas beaucoup plus pour que quelques incorrigibles optimistes aient l’impression de se réveiller d’un mauvais rêve.
Et voient depuis samedi 21h45 l’horizon violet se dégager et l’équipe se diriger droit devant vers un maintien salvateur.

Minute papillon leur rétorqueront ceux pour qui la soirée a seulement permis de ne pas ouvrir en grand la porte des abîmes de la Ligue 2.
Ceux-ci, à qui l’on ne fait pas prendre des « lanternes » (pas toutes « éclairées » au demeurant....) pour des Messi, vous rappelleront l’incroyable fébrilité de la défense téféciste tangible encore contre les voisins bordelais, le déchet technique impensable à ce niveau et l'indigne faiblesse de certains Violets, pour ramener l' « exploit » à de plus justes proportions et ne pas se croire d'ores et déjà arrivés à bon port.
Le chemin sera encore long et parsemé d'embûches pour ce groupe pas forcément programmé pour lutter pour sa survie et qui s'est vu bien trop beau et ce bien trop longtemps (ou à qui on l'a fait croire la chose de manière assez irresponsable...) au cours de cette saison noire.

Croisons les doigts pour que le beau Dominique, lui-même rompu à de telles joutes de fin de saison (rappelons pour mémoire la saison 2007- 2008 et le maintien « à l'arrache » de l'équipe dont il était le capitaine) sache insuffler à son groupe cet esprit de combat et d’abnégation
Par delà les discours (genre « il nous reste n ( n-1 la semaine suivante, n-2 le week-end d'après...) finales à disputer, les « on va rien lâcher(!) » et autres « tant que mathématiquement .... ») dont nous sommes las, c'est sur le terrain que cette équipe, si tant est que cela en soit une, doit montrer son caractère et sauver ce club qui est le nôtre.
Car notre amour pour le Toulouse Football Club perdurera bien après que ce beau petit monde se sera égayé ailleurs, sans état d'âme particulier pour la plupart d'entre eux, si toutefois malheur arrive....
Donc, oui, nous faisons nôtre cet adage « Mars et ça repart. »
Et ajoutons à l'adresse de ceux qui nous ont amené dans cette situation : « En Mai, vous dégagez ».

François Laforge
Toulouse, le 25/03/2015

Nos derniers articles