Jeu Dur(ex) : "L'amour violet est ce qui nous unit"

17/11/201412:11

C'est une nouveauté cette saison sur LesViolets.Com, Pantxi Durex a rejoint notre équipe de chroniqueurs. Les plus habitués à Twitter le connaissent forcément, les autres vont l'adorer : Pantxi Durex fait le buzz sur ce réseau social depuis quelques mois. Ce compte humoristique s'inspire de notre éternel Pantxi Sirieix. Et voici sa septième chronique :

"Tandis que les fêtes approchent, je pense qu’il est temps d’expliquer quelque chose d’important, de répondre à une question que je me suis même surpris à me poser récemment. Mais pourquoi diable Sirieix est LE joueur qui m’a le plus marqué ces dernières années ?

Attention, je ne parle pas ici de simplement admirer un joueur pour ses qualités techniques ou de l’apprécier parce qu’il a une bonne trogne. Il s’agit d’une personne qui a profondément marqué ma culture footballistique, d’un gars auquel je peux m’identifier et dont je partage les valeurs qu’il dégage. Ça peut en surprendre beaucoup, je le sais. En général, on aime les joueurs décisifs, les joueurs techniques, les très bons, les gueulards, les garces parfois aussi. Pourtant, Sirieix n’est rien de tout ça. C’est un gars de l’ombre, qui ne la ramène pas, ne joue pas beaucoup, n’a pas un immense talent… Alors pourquoi lui à la fin ? Pourquoi un gars qui vient d’Auxerre, qui n’a rien gagné chez nous et cire le banc la plupart du temps ? Et qui est né à Bordeaux en plus, le pays des bobos à scapulaire...

La première chose importante, c’est que j’ai toujours détesté le culte de la statistique. Ceux qui adulent un joueur uniquement pour ses nombres de buts, passes décisives ou dribbles réussis, et résument donc le football à un sport ne se vivant que par la statistique n’ont rien compris. Nous ne sommes pas au baseball ! Le foot dégage autre chose, une émanation bien plus profonde et humaine. Cela provient certainement du poids de sa longue histoire, jonchée de drames, de grands bonheurs, d’immenses surprises et de supporters ayant développé une culture particulière. Du sang et des larmes, de tristesse et de bonheur. Il faut donc qu’un joueur participe positivement à l’histoire du club pour qu’il soit mon favori, un critère bien plus important et authentique que son niveau de footballeur ! N’en déplaise aux quelques idiots qui qualifient Pantxi de « pipe » et autres quolibets démontrant une faiblesse importante dans leur compréhension du foot. Oui, il fait partie de l’histoire du club. Il a contribué à le sauver de la L2 et a participé aux campagnes européennes récentes. Il a tout connu chez nous ! Il mérite pour cela ainsi notre éternel respect. Comme une nation qui rend hommage à ses plus fidèles soldats.

Il est certain que mon âge y est aussi pour quelque chose. À 23 piges, j’ai grandi en voyant le TFC plonger dans les ténèbres pour mieux en ressortir. C’est cette aventure-là qui m’a émerveillé, c’est celle que j’ai pu voir défiler devant mes yeux gourmands et enfantins. Mon panthéon footeux est et restera donc à jamais constitué de ceux qui ont participé à cette aventure. Sirieix y figure logiquement en tête de liste de par sa fidélité, son caractère humble et son personnage qui colle à merveille avec le club et son héritage culturel. Mais il y a aussi les Dieuze, Arribagé, Lièvre, Battles, Prunier, Congré, Didot, Revault… Sans oublier les premiers noms par lesquels mon cœur violet a vibré : Moreau the Genius, Bonilla, Gouaméné, Uras, Libbra et milles autres… La culture profonde d’un individu, c’est une chose qui se construit quand il s’émancipe progressivement de sa naïveté de jeunesse. Elle reste plus ou moins figée par la suite, lorsque la personne est adulte et donc moins ouverte aux nouveautés. C’est humain ! Et c’est surtout terriblement vrai dans le football. Il faut faire la différence entre le panthéon d’un supporter et l’histoire du club qui l’a précédée : même s’il peut étudier cette dernière et s’en inspirer, elle ne l’affectera jamais autant que les expériences directement vécues. C’est pourquoi je comprends parfaitement que les fidèles du club plus âgés que moi ne se pâment pas devant Sirieix. C’est pourquoi aussi je considère Kopa et Vignal comme des légendes vivantes, sans pour autant qu’ils soient mes joueurs favoris. Le basque a été des aventures de ma jeunesse, il restera ad vitam eternam dans mon cœur.

Bref, considérer Sirieix comme mon joueur favori n’est pas un choix. C’est un lien qui se tisse naturellement, automatiquement, selon ma personnalité et le fait qu’il ait été présent durant ma phase d’éveil au football. Cela restera ainsi et j’en suis heureux, malgré quelques railleries peu flatteuses pour ceux qui les proclament. J’ai par exemple entendu que mon amour pantxinien était une preuve de ma méconnaissance de l’histoire du club, qui a accueilli des milieux de terrain bien plus talentueux auparavant… Mais que voulez-vous, les vieux cons sont aussi nombreux que les jeunes cons ! En vieillissant, on oublie parfois la différence entre panthéon personnel et histoire du club que je citais auparavant. Je suis plutôt fier que mon inconscient ait choisi Sirieix comme joueur favori. Discrétion et fidélité. Amour du maillot, travail et modestie. Des valeurs qui se perdent de nos jours et qui sont pourtant celles que j’aime voir chez nos violets.

Vive Pantxi. Vive Sirieix. Vive le Futur Ballon d’Or ! Et surtout vive notre TFC ! Parce qu’adorateur du culte sirieixinien ou blasphémateur de la légende du Pays Basque, l’amour violet est ce qui nous unit."

Retrouvez Pantxi Durex sur Twitter en cliquant ici.

Lire aussi

06/11/2014 - Jeu Dur(ex) : "Balancez-nous de l’émotion !"

Partager




Calendrier

Match précédent

TFC 1-1 Montpellier (amical)

Classement

Reprise du championnat le 4 août

Prochain match

TFC - Osasuna
Vendredi 28 juillet (amical) à 19h
À Tarbes

Sondage

Êtes-vous satisfait de l'arrivée de Yannick Cahuzac ?

  • Oui
  • Non
  • Ne se prononce pas.