Jeu Dur(ex) : "Aujourd’hui, j’ai peur"

16/01/201516:00

C'est une nouveauté cette saison sur LesViolets.Com, Pantxi Durex a rejoint notre équipe de chroniqueurs. Les plus habitués à Twitter le connaissent forcément, les autres vont l'adorer : Pantxi Durex fait le buzz sur ce réseau social depuis quelques mois. Ce compte humoristique s'inspire de notre éternel Pantxi Sirieix. Et voici sa neuvième chronique :

"Il faut désormais se le dire. Après tant de semaines d’échecs successifs, le TFC est au bord du gouffre. Un suicide qui découle d’une longue gestation et qui aura de lourdes conséquences.

Trois derbys de la Garonne perdus. Putain, TROIS derbys perdus successivement ! Dans n’importe quel club d’une certaine stature, une telle domination d’une équipe ennemie ferait frémir le plus solide des entraîneurs. Il n’y a quoi voir comment le grand Mourinho était traité au Real alors que Guardiola lui infligeait fessée sur fessée. Et à Toulouse ? Rien. Aucune réaction de celui qui devrait être la figure d’autorité du club. À la limite, si les contre-performances n’avaient été perpétrées que contre les Bordelais, ça passerait encore ! Mais là… Sadran, où es-tu ? Où es-tu alors que ton club part en sucette à tous les niveaux ? Parce que oui, le pire dans tout ça est bien le fait que ce que nous voyons sur le terrain n’est qu’une conséquence de choix et de décisions pour le moins saugrenues.

On peut en citer des milliers ! Un recrutement peu onéreux qui contient des coquilles, le trop grand nombre de nationalités qui composent l’effectif, le manque absolu de pression et de volonté au sein du club, une image qui s’écorne et que plus personne ne reconnaît, une coupure nette et parfois voulue par les dirigeants avec une frange des supporters, supporters qui pour la plupart rejettent désormais entièrement ce qu’ils sont en train de voir… Oui, le Téf est dans une sombre période de crise, mais celle-ci n’est pas que sportive. La profondeur du malaise est insondable. Le plus amusant (ou terrifiant) est quand les déclarations du coach et des joueurs semblent confirmer chaque jour un peu plus ce triste constat. Faites-vous plaisir, lisez du Casanova et du Spajic pour ne citer que les sorties les plus récentes. Préparez-vous quand même à pleurer auparavant. Sauf si c’est déjà fait après l’histoire du clash Casa/Wissam…

J’en viens à ne même pas en vouloir aux joueurs, du moins à la plupart d’entre eux. Sirieix en tête, lui qui se donne à fond à un poste qui ne convient pas du tout à son profil sans pour autant paraître plus mauvais que nos latéraux de formation. Quant aux autres, qui évoluent dans un contexte d’abandon généralisé loin d’être propice à la performance, je n’ai plus l’envie de les massacrer furieusement. Je n’en veux presque pas non plus à Casanova ! Il est à bout, limité, esseulé et acculé face à une situation qu’il ne maîtrise plus pour un sou. Mais malgré tout, force est de reconnaître que l’humilité et la lucidité sont deux grandes qualités qu’il possède. Rappelons qu’il avait peur de faire la saison de trop, il ne s’était pas trompé. Il voulait d’ailleurs démissionner. Qui l’en a empêché ? Suivez mon regard…

Aujourd’hui, j’ai peur sans avoir honte de le dire. J’ai peur de voir ce projet téféciste, porté par des valeurs incroyables de courage et de fidélité depuis le National, s’écrouler sous son propre poids, sa propre dérive. Un seul homme brillant et enthousiaste a pu suffire pour faire rebondir les violets du National à la Ligue 1. Sadran n’a pas été le seul à le faire ces dernières années ! Mais quand on veut devenir une bonne cylindrée ambitieuse du championnat d’élite national, un seul homme usé et trop discret, aussi brillant soit-il, ne suffit plus. Nous attendons toujours le leader qui fera passer ce cap à notre Téf d’amour. Celui qui fixera des valeurs fondamentales, un cadre adapté et apte à créer une saine émulation des âmes et des talents.

Les conséquences que je citais plus haut ? Elles se résument en une phrase : notre club, après avoir petit à petit dévié de sa trajectoire initiale, va désormais prendre un virage à 180°. Soit il continue ainsi et finira dans un ravin nommé Ligue 2 avec un futur incertain. Soit il se secoue les puces, se fout deux trois claques dans le museau et repart sur un nouveau projet où le TFC deviendrait enfin une institution ambitieuse, respectée et respectable. Que cela passe par Sadran ou par quelqu’un d’autre, peu importe. Une seule chose est certaine : changer d’entraîneur sans changer de direction générale reviendrait à mettre une attelle sur une jambe en bois. À quoi bon éviter la relégation cette année si c’est pour la repousser dans deux ou trois ans ? Il serait temps de remettre en question certaines choses. Ces mêmes choses que les supporters ciblent depuis des mois, voire des années. Au risque de mettre prématurément un terme à la merveilleuse aventure lancée avec talent par une bande de fous furieux nommés les Pitchouns…"

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