Edito : Face aux footix, gardons la tête haute

09/01/201721:05

Par Boris Daube,

"Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Un petit village d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur."

Dans cette célèbre introduction des films Astérix, remplacez « Gaulois » par « Toulousains » et « Romains » par « Footix marseillais », vous obtiendrez alors une description réaliste de l’ambiance gênante des TFC - Marseille. L’OM a beau être le club le plus populaire de France, on peut légitimement s’indigner de ces résidents toulousains qui débarquent vêtus de ciel et blanc au Stadium (quelle faute de goût…) alors qu’ils sont autant Marseillais que Tongo Doumbia est Suédois. Où donc est passée la fierté de ces gens qui prennent un malin plaisir à rejoindre le camp de l’ennemi ? N’est-ce pas un signe de faiblesse, que de se rallier par défaut à la cause du plus grand ? Et le pire dans cette histoire, c’est que le virus se transmet de génération en génération… Il suffit pour cela, de compter le nombre de gamins avec une écharpe aux couleurs du club phocéen autour du cou.

Moi-même qui écris cet article, je suis né à Paris. J’aurais pu choisir la facilité en supportant le PSG, un club dont tout le monde parle, dont les lignes du palmarès ne sont pas vierges et qui avait l’un des plus beaux publics de France avant le plan Le Proux. Mais non. Mon coeur s’est emballé pour le TéFéCé. Car bien que venu au monde dans la Capitale, l’essentiel de ma jeunesse s’est déroulé dans la Ville Rose. C’est en son sein que j’ai appris la vie. C’est également au cœur de la cité occitane que j’ai assisté à mon premier match de football, aux Sept Deniers, quand le Stadium abîmé par AZF était en travaux. J’y ai découvert l’euphorie libératrice d’un but, l’enthousiasme que peut procurer une remontée dans l’élite et le chant rageur « TOU-LOU-SAINS TOU-LOU-SAINS » qui n’a d’ailleurs aucun mal à couvrir les revendications des supporters d’un jour de l’OM, quand il est repris par tout le stade.

On en arrive à la finalité de ce papier : comment limiter l’influence des footix lors des prochaines venues de l’OM sur l’île du Ramier ? Parce qu’un « Aux armes » entonné dans le Stadium est encore plus douloureux pour les oreilles qu’un album de JuL, il est impératif d’être un maximum à chanter dans les kops des Indians Tolosa et des West Eagles. Que vous soyez un habitué ou pas, votre fierté de supporter doit vous inciter à vous égosiller pour le Téf. Chaque voix en plus dans le virage Taton, c’est un footix qu’on entendra moins. De toute évidence, on ne pourra pas empêcher les pseudo-marseillais de se rendre au match, il ne nous reste donc que ce moyen.

Aussi, il serait bienvenu que le club y mette du sien, par exemple en arrêtant de vendre des écharpes réversibles TFC/OM. Hélas, le marketing est parfois plus fort que l’identité de l’équipe…

À l’aube des 80 ans du TFC, qui seront justement fêtés lors de la prochaine opposition entre Violets et Olympiens, rassemblons-nous derrière nos couleurs, et mettons fin à tout fatalisme. Le 14 mai dernier, nous étions presqu’un millier à animer le parcage du Stade Jean Bouin à Angers. Alors le 8 avril prochain, nous devons être capables de nous faire respecter, chez nous au Stadium, pour que la fête soit belle.

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