Affaire Machach : Voici ce qu'il s'est passé

Publié le 17 septembre 2017 à 15:35 par Rédac

Ce dimanche matin, l'ensemble du club s'est réveillé avec la gueule de bois. Au-delà de la défaite face à Bordeaux, c'est l'affaire Zinedine Machach qui a choqué la direction, les staffs (pros et formation), les joueurs et les supporters. Voici ce qu'il s'est passé ce samedi après-midi.

Avant les événements :
La situation entre le TFC et Machach est tendue depuis mars 2016 et l'arrivée de Pascal Dupraz. En pleine mission "remontada", Zinedine fait l'erreur d'arriver en retard à un entraînement, connaît une altercation avec Oscar Trejo durant un entraînement et écope de quatre matchs de suspension suite à un carton rouge reçu en CFA 2.
Dupraz, ne comptant pas sur lui, accepte de le prêter à l'OM. Un an plus tard, Marseille ne lève pas l'option d'achat et Machach revient à Toulouse, motivé à l'idée de s'imposer au Tèf.
Le club, voyant qu'il n'arrivait pas à recruter un milieu offensif, décida alors de lui redonner sa chance. Tout allait très bien... jusqu'à l'arrivée de Gradel et au match face au PSG. Dupraz estima que l'entrée de Machach n'avait pas été à la hauteur. La semaine suivante, "Zine" était envoyé avec la réserve et un départ avant la fin du mercato semblait inéluctable.
Finalement, Machach est resté au TFC et a même refait son apparition avec le groupe pro, sur le banc à Troyes, puis sur le terrain en fin de partie contre Bordeaux.

Le déroulé des événements ce samedi :
Les règlements sont clairs : Machach n'a disputé que 27 minutes en Ligue 1 vendredi et pouvait donc jouer en National 3 (le nouveau nom du CFA 2) ce samedi face à Alès.
Dupraz l'a ainsi envoyé avec la réserve, au même titre que Blin, Boisgard, Vidal et Sangaré afin de leur offrir du temps de jeu.
Tout a commencé avant le match, au sein du vestiaire. L'entraîneur toulousain, Denis Zanko, un proche de Pascal Dupraz, annonce à son groupe que les deux tireurs de penalty pour la rencontre sont Yann Bodiger et Driss Khalid. Une décision que n'accepte pas Machach, qui estime qu'il devrait être dans la liste : "Non c'est mort" lance-t-il à son coach, énervé. Voyant Zanko maintenir son choix, Machach décide de quitter les lieux et de rentrer chez lui.

L'erreur (qui lui aurait déjà certainement coûté cher) aurait pu s'arrêter là.
Le match se déroule et le Tèf parvient à battre son adversaire du jour, 2-0, sur des buts de Bodiger et Osei Yaw. Pour l'anecdote, "Bodi" a manqué un penalty à la demi-heure de jeu.
Puis à l'issue de la rencontre, soit près de 2 heures après le premier événement, pendant que les joueurs célébraient leur victoire, Machach est revenu au centre de formation - là où se situent les vestiaires - et entre dans celui de Denis Zanko, qui est seul. Des cris sont entendus par les joueurs, qui se précipitent sur les lieux de la bagarre, voient leur coach à terre, tuméfié. "Il allait me tuer" aurait lancé Zanko à ses hommes, avant de leur demander de partir, préférant se relever seul.
L'affrontement a été violent et aurait duré une vingtaine de secondes. A priori, aucun témoin n'a pu voir précisément la nature des coups portés par le joueur, puisque les deux protagonistes étaient seuls, face-à-face.
Sans dire un mot à personne, Machach s'est ensuite enfui des lieux. La stupéfaction était grande chez l'ensemble des jeunes joueurs.

Ce dimanche après-midi, ni le club, ni le clan Machach, n'ont encore réagi.

Olivier Sadran, Jean-François Soucasse et Pascal Dupraz traitent actuellement ce dossier. Mais nul doute, pour le bien du club et du joueur, que l'aventure de Machach avec le TFC va se terminer. En mars 2014, le président toulousain n'avait pas hésité à licencier Kévin Rodrigues, joueur du centre de formation, qui s'était battu avec un de ses coéquipiers.

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